La télévision nationale italienne a ainsi ravivé les rumeurs du «dopage technologique». Assisté par le journaliste Alessandro
Fabretti, l’ancien sportif transalpin s’est procuré et a pu tester la fameuse monture «dopée». «La personne qui m’a fourni ce vélo prétend que des coureurs professionnels utilisent ce type de
vélo», affirme-t-il dans la séquence visible ci-dessus.
Dans la vidéo l’homme s’est également dit très impressionné par la petite reine trafiquée. Il explique que la batterie serait positionnée dans le cadre près des pédales et le bouton
d’activation du moteur serait caché dans les poignées de freins. Le moteur fournissant de 60 à 100 Watts permettrait de rouler sans se fatiguer pendant 45 à 80 minutes. Il a également livré ses
impressions après le test. «Je l’ai essayé ces derniers jours et je suis resté sans voix. Si je courrais avec ce vélo, je pourrai gagner des étapes au Giro, malgré mes 50 ans.»
Interrogé par le «Blick» à ce sujet, Andy Rihs, le patron de l’équipe BMC, a ironisé. «Il y a aussi la possibilité d’utiliser des turbos biologiques. Et les coureurs n’auraient qu’à manger plus
d’oignons pour augmenter leur puissance.»
L’UCI (Union Cycliste Internationale) prend, elle, l’affaire très au sérieux. «Nous explorons les moyens de contrôle. En septembre on a eu une séance. Mais on ne pensait pas que cette
technologie allait arriver en 2010, mais en 2011. J’aurais voulu que les gens de chez Specialized (l’équipementier du team Saxo Bank de Fabian Cancellara .ndlr) se prononcent. Même si ce ne
sont que des rumeurs, le problème ne devrait toutefois pas tarder à surgir», a expliqué au «Temps» Jean Wauthier, conseiller technique de l’UCI.
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